Quand SEA décide de faire du shopping !

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Aujourd’hui je vais partager avec vous un fait divers un peu « extraordinaire » pour les fans mais si « ordinaire » pour une célébrité comme moi (ah oui ! je vous ai bien dit que je suis une sommité hé hé !). L’effet de foule, vous connaissez mais avez-vous connaissance de ce qu’est l’effet SEA ? Ne faites pas votre malin parce que vous ne savez pas de quoi il s’agit. Je l’ai découvert il y a à peine trois heures donc inutile de froncer les sourcils en donnant l’impression de quelqu’un qui connait la réponse et qui l’aurait égaré dans les méandres de son esprit.

L’effet SEA, c’est ce qui se produit quand des personnes d’horizons et de professions diverses abandonnent toutes activités pour suivre, … heum heum, tenez-vous bien, notre international footballeur Sheyi Emmanuel Adébayor (SEA) dans … ses euh … dans ses activités quotidiennes. Rien que ça vous dites ? Ah oui ! Plus que ça parce que pour certaines personnes, un selfie à côté de la Rolls Royce de SEA, c’est jouissif comme le fait pour certains de détenir une ogive nucléaire, mieux, le Saint Graal.

Il se trouve que cet après-midi, SEA a décidé de faire son shopping à la Galerie Confortium. Vous connaissez oui ; cette galerie située à Lomé, sur le boulevard circulaire et qui vend les meubles, des goûts et des couleurs, jolis jolis là, et surtout hors de prix pour le petit Axel que je suis. Alors monsieur entre dans la galerie et aussitôt les portes se referment. Plus personne ne rentre. Ah oui ; cela se comprend puisque tous les conducteurs de taxi-motos présents sur les lieux voulaient s’y introduire. Des selfies par ci, par là, adossés à la voiture, de côté ; #lifeisgood #thankyoubabaGod semblaient dire les fans à l’image de leur idole sur sa page facebook.. La circulation a été perturbée à ce niveau, sur le boulevard, pendant un peu plus de 45 minutes. Il a fallu déployer des agents de police afin de réguler un temps soit peu la circulation.

La suite après la pub…
Vous qui lisez mon blog régulièrement sans commenter là Dieu vous voit dèh !
De retour…

Alors comme il est entré, il lui fallait bien sortir de la galerie pour retourner à sa voiture et se rendre en un autre lieu. Voilà le hic ! SEA ne pouvait tout simplement plus sortir. Apparemment, il n’était pas dans ses beaux jours et donc ne voulait pas de ce bain de foule, non, pas aujourd’hui ; une autre fois peut-être. Deux véhicules de la gendarmerie ont été mobilisés juste pour pouvoir l’ « exfiltrer » de la galerie. Célébrité, quand tu nous tiens !

Quand j’y pense, moi qui fais mon shopping, rarement bien sûr, dans la boutique du coin tenue par le libanais, je n’ai jamais eu droit au regard admirateur, ne serait-ce que celui d’un gamin égaré dans ses pensées. En plus, je n’y ai jamais mis les pieds dans cette galerie, pourtant elle est située non loin de mon lieu de résidence. Pourquoi ne pas y faire un tour demain ? Peut-être qu’à ma sortie, je serai accueilli par une horde de…. rayons de soleil bien corsés. Je vous tiendrai informés.

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Le 8 mars, quelle journée pour quelle femme ?

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Pardonnez la maladresse de ce billet ; il n’est point publié dans le souci de faire joli. Je vous épargne les salamalecs et autres salutations d’usage. Ce qui tient à cœur c’est dans sa langue maternelle qu’on l’exprime, cependant quelle catastrophe ce serait si jamais je m’y mettais. Comme je vous l’avais dit dans l’un de mes précédents posts, je me suis inscrit dans une école afin de poursuivre mes études supérieures. Et alors ? Et alors rien. Il se trouve tout simplement que, en tant qu’étudiant, je suis constamment soumis, comme tous mes collègues d’ailleurs, à des travaux individuels ou de groupes présentés sous forme de petits exposés -présentation powerpoint et consorts ; vous voyez le topo-. Toujours rien d’extraordinaire, pensez-vous, eh bien soit !

Il se trouve que le mercredi 4 mars dernier, dans le cadre de l’un de ces innombrables travaux de groupe, je me retrouve seul homme au milieu de cinq (05) jeunes et belles demoiselles ; toutes ayant plus ou moins dépassé la vingtaine. Je les avais remarquées  dès la rentrée mais jamais je ne les avais approchées ; même pas le moindre bonjour. Elles semblaient avoir une bonne santé financière puisque elles exerçaient déjà une activité professionnelle et vu le moyen de déplacement dont elles disposaient, la voiture, ainsi que les divers gadgets électroniques dont elles se servaient. Le modeste motocycliste, que je suis, était tout simplement bluffé. Voilà donc que le prof, par une alchimie dont lui seul doit avoir le secret, venait de nous mettre dans le même groupe. A la fin du cours, nous nous sommes réunis histoire de faire connaissance et de décider de la méthodologie à suivre afin de pouvoir recueillir les données. Nous sommes alors convenus que chacun ferait des recherches de son côté et que le lendemain, nous compilerons les données, les analyserons puis en ferons une synthèse qui sera le rendu de nos recherches.

Le lendemain au boulot, malgré la tonne de dossiers que je devais traiter ainsi que mes rendez-vous professionnels à la chaîne, j’ai quand même réussi à faire des recherches sur internet, en faire une première analyse et même une synthèse que j’ai imprimée sur papier et envoyé le fichier électronique dans les boites électroniques respectives de ces demoiselles. -Quand il s’agit de bosser, je ne prends rien à la légère et j’avoue qu’il m’arrive d’être très exigeant envers moi-même et les autres s’il le faut-.

Le soir donc comme à mon habitude, je fais mon entrée dans la salle de cours aux alentours de 19 heures, le cours ayant commencé depuis 30 minutes déjà. Etre en retard n’est point pour moi un plaisir mais lorsque je quitte le boulot à 18 heures 30 par là, avec les embouteillages monstres qui pointent du nez depuis quelques années déjà sur les « petites ruelles » de notre belle ville de Lomé, impossible qu’il en soit autrement. Le cours se déroule normalement et à la fin, notre groupe se réunit pour commencer ses premiers travaux et là, …

Aucune de mes collègues n’a été capable de fournir le moindre document concernant les recherches effectuées. Pourquoi ? « Je n’ai pas eu le temps de faire des recherches, j’étais occupée au boulot » ou encore « J’ai fait des recherches mais je n’ai rien trouvé sur internet » ; mieux « J’ai même oublié qu’on avait un travail à faire ». Et pourtant, malgré mon emploi du temps chargé, j’ai fait les recherches et le plus marrant est que j’ai tout trouvé sur internet. Je présente donc au groupe les travaux issus de mes recherches puisque de toute façon la note sera collective donc autant ne pas s’énerver et espérer que la suite n’apportera que de bonnes choses. Et puis la rétention d’information est un domaine dans lequel je n’excelle pas. J’ai toujours aimé partager mes idées et mes connaissances alors… Je leur propose donc de lire le document que j’ai mis à leur disposition et de nous retrouver le lendemain pour la suite des travaux.
J’aurai dû m’attendre à la suite.
« Je n’ai même pas eu une minute à moi aujourd’hui », « J’ai oublié de lire le document », « Ce n’est pas la peine de nous tracasser. On garde ton document tel quel et on le présente ». Sur cette dernière proposition toutes se mettent d’accord. J’ai gardé mon calme et j’ai juste demandé à savoir qui allait s’occuper de la présentation via powerpoint. Comme vous l’avez sans doute deviné, elles ont répondu « Toi bien sûr Axel ». Il ne m’en fallait pas plus. Je leur ai poliment dit non, que cela n’était pas possible tout simplement parce que je ne pouvais pas abattre tout le boulot à leur place ; qu’elles devaient se démerder avec les diaporamas sinon advienne que pourra. J’ai raconté ma mésaventure à un collègue et il m’a relaté qu’il a vécu la même chose avec les filles qui se trouvaient dans son groupe et que eux ils étaient même obligés de se retrouver entre mecs et travailler puisque les demoiselles jugeaient qu’elles étaient trop fatiguées et qu’elles habitaient assez loin…

La présentation de notre travail s’est faite avant-hier. Mesdemoiselles n’ont même pas été capables de préparer le fichier powerpoint ; le prévoyant, que je suis, s’en était occupé. Elles n’ont même pas pris la peine de lire au préalable puis de résumer le rendu de nos, plutôt de mes recherches. Elles n’ont fait que lire ce qu’elles avaient sous les yeux ; je me suis demandé si au moins elles avaient compris ce qu’elles avaient lu, mais après que j’aie répondu à toutes les questions posées, j’ai compris que mesdemoiselles étaient des figurantes.

Lorsqu’on se dit femme, leader ou émancipée ou je ne sais quoi, on l’assume totalement. Nous n’avons pas les mêmes capacités intellectuelles certes mais la paresse n’est pas une preuve d’émancipation encore moins de leadership. Je donne peut-être l’impression d’être sexiste, en croisade contre les femmes mais loin de moi ces pensées. Ma mère s’est tellement sacrifiée pour notre éducation, celle de mon frangin et moi, et elle continue de le faire que le respect que je lui dois m’interdit de telles pensées. Vous prétendez être occupées au boulot mais qui ne l’est pas ? Si je vous racontais une de mes journées de travail, la seule question que vous me poserez est « Comment tu fais alors pour tenir ? ». Ma seule motivation, celle qui me permet de tenir et de ne pas craquer, c’est mon bien-être et celui de ceux que j’aime, principalement mon fils mais … jusqu’à quand ? Il m’arrive d’être au boulot à 8 heures, de ne pas déjeuner, d’aller directement au cours à 18 heures 30, de faire un tour à la maison aux environs de 22 heures ou 22 heures 30, histoire de grignoter et de me rafraichir, puis de retourner au boulot pour ne finalement rentrer qu’aux environs de 2 heures 30 du matin. Pourtant, je trouve toujours le temps de m’occuper de mes études.
Votre émancipation, de même que votre leadership, ne se mesurent ni au nombre de gadgets électroniques, ni à la marque du véhicule dont vous disposez mesdames. Ce sont des signes extérieurs de richesse –pour ma part ce sont des pseudo-richesses puisque pour beaucoup d’entre elles cela résulte des largesses des hommes- sans plus. Si vous n’êtes même pas capables de vous exprimer intellectuellement, de faire montre de vos joutes cérébrales, de quelle émancipation et de quel leadership parlez-vous ? Il y a parmi vous de grandes érudites certes mais combien sont-elles à exprimer leur Génie ? Vous passez votre temps à vous cacher derrière les hommes, à marcher dans notre ombre ; c’est cela votre émancipation ?

Personnellement, j’ai toujours pris un malin plaisir à dire que les histoires de leadership et d’émancipation ne vous concernent pas sinon ce ne seraient pas des hommes qui défendront vos idéaux mais vous mesdames. Et puis, combien cette histoire d’émancipation a pu gâcher de couples ! Des ruptures, des divorces ; tout cela à cause d’un simple mot, une simple notion EMANCIPATION. Parce que madame se veut émancipée, elle commence par tenir tête à monsieur. Le leadership n’a rien à voir avec la multiplication des conquêtes masculines.

Etre émancipée ne signifie pas composer sans les hommes mais composer avec eux. Savoir tenir son foyer est aussi une maque d’émancipation et de leadership. Pouvoir être aux petits soins de son homme, pas comme son esclave mais comme cette personne là dont il ne peut jamais se passer et à qui il pense à chaque fois que ses idées le lui permettent, c’est aussi et surtout cela être FEMME.

Moi je dis, femme émancipée, leader, cultivée, j’aime –qui n’aime pas d’ailleurs- mais ce que j’aime encore plus c’est d’avoir le dernier mot dans un couple. J’ai beau savoir que j’avance des arguments peu convaincants mais madame est priée de se taire et de m’observée. Elle pourra ensuite me montrer son sens de l’émancipation ; si tel est qu’il en existe, en me faisant plus tard revenir à la raison grâce à des méthodes dont seules les femmes ont le secret. Tenir tête ne renvoie à l’homme que l’image d’être en « palabres » avec lui-même, tel son reflet et croyez moi cela n’est pas du tout plaisant.

La mode est aujourd’hui à mettre la femme au premier plan dans tout ce qui se fait comme atelier, séminaire ou conférence dans notre cher pays, le Togo ; tout cela à coup de millions chaque année de la part du gouvernement par le biais du ministère de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, et de nos « gracieux » bailleurs de fonds… Que dis-je, nos partenaires techniques et financiers qu’on les nomme désormais alors que nos hôpitaux se dégradent et que les fonctionnaires grognent. On en est même arrivé à « actualiser » la notion de discrimination positive pour vous mesdames.  Pour quels résultats ? A chacun de juger.

J’aurai pu m’arrêter là si ce samedi, je n’avais surpris cette conversation entre deux collègues au sujet d’un support complémentaire au cours :
Lui (tout poli) : Sandrine, peux-tu s’il te plait me donner 300 francs pour que je puisse me procurer une copie du document ?
Elle : C’EST UN MEC, ETUDIANT COMME TOI, QUI M’A ACHETE LE MIEN ALORS FAIS PAREIL.
Et pourtant ? Le collègue était réellement dans le besoin. J’ai tout simplement mis la main à la poche et lui ai remis les 300 francs.

Je ne vous souhaite pas bonne fête mesdames car être femme, leader, émancipée, est une fête et un défi de tous les jours.

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Je suis en couple, je me marie… Et toi?

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Bonjour chères lectrices ! Salam chers lecteurs ! Cela fait un mois que j’ai publié mon dernier billet, un mois que j’ai cessé de vous adresser la parole, un mois que vous n’avez plus eu de nouvelles de moi… Je vais pourtant bien et j’espère qu’il en est de même pour vous. Je n’ai même pas eu la politesse de vous adresser mes vœux la dernière fois. Soit ! Bonne et heureuse année 2015 à vous. Que cette année nous soit plus favorable que la précédente. Santé et prospérité sont les vœux qui me sont chers et que pour NOUS je formule.

Hier, jeudi 26 février, je n’ai pas trouvé le sommeil durant toute la nuit. Et alors ? Et alors rien. Je réfléchis par rapport à tellement de choses à la fois ces derniers temps que je dors peu la nuit. Alors hier, je me demandais comment j’en étais arrivé là, à ce point où je suis ; ce point où je me sens de plus en plus seul, où je ressens la nécessité de raconter mes problèmes à quelqu’un.

Mon principal soucis ces derniers temps est d’ordre financier. Figurez-vous que déductions faites des mensualités de paiement de mes dettes antérieures contractées, déductions faites donc de mon salaire du mois de février, je me retrouve avec 0 (zéro pour ceux qui seraient tenté de voir là une lettre de l’alphabet) FRANCS CFA !!! Et pourtant, le mois de mars n’a même pas encore annoncé ses couleurs… Ah oui, je pense que je ne vous avais pas encore parlé de mon changement de statut socioprofessionnel. L’étudiant que je suis a (enfin) décroché un boulot « plutôt » stable et bien rémunéré. Quand on sait que le SMIG au Togo est de 35000 francs CFA et que mon salaire est largement au-dessus ; pour preuve, il me permet de prendre soin de mon prince, de venir en aide à mes parents et amis si possible et, de payer moi-même mes frais d’étude de Master. Il n’y a pas de quoi se plaindre n’est-ce pas ? Et pourtant !

J’en étais là, perdu dans mes pensées, Morphée m’ayant fuit, le marchand de sable étant probablement passé bien avant que je ne sois disposé à faire un tour au royaume des songes quand tout à coup, j’entends du bruit provenant de la maison voisine. C’était une dispute qui venait ainsi d’éclater et qui n’a favorisé que mon nouveau job de veilleur de nuit en herbe improvisé. S’ensuit une bagarre entre des concubins que jusqu’à ce matin j’enviais.

John et Estelle, des concubins, ont aménagé dans le quartier depuis 4 ans. John est agent de sécurité et Estelle, revendeuse. C’était le couple idéal. Sans histoire, ils s’entendaient bien avec tout le monde. Estelle, enceinte avant leur arrivée, a accouché 4 mois plus tard d’une fille.

D’après ce que j’ai pu comprendre, c’est peu après la naissance de la petite Annie que monsieur a commencé à en faire voir de toutes les couleurs à mademoiselle. Monsieur ne donnait plus l’argent de la popote. Pas le moindre sou pour les besoins de mademoiselle ou ceux de la petite Annie. John avait tout simplement commencé à fréquenter des gens peu recommandables et croyez-moi, dans mon quartier, ce n’est pas ce qui manque. Il avait semble-t-il commencé à lorgner des « minettes » qu’il jugeait plus fraîches que celle qui lui avait donné un enfant, leur enfant. Abandonnée à son sort, Estelle n’a cependant jamais laissé transparaître un quelconque abandon de « son » John. Elle se battait seule pour subvenir aux besoins du ménage sans jamais réclamer ; du moins au vu et au su de tous. Le hic, c’est qu’elle avait fermé les frontières de son entrejambe à monsieur ; peut-être par peur des MST, compte tenu de la nouvelle vie de monsieur. Ce dernier vivait très mal la situation.

La situation serait passée inaperçue si John n’avait pas commencé à raconter à qui le voulait que Estelle était une … pute et que même en ce qui concerne leur enfant, il émettait désormais des doutes quant à sa paternité. Pour se venger peut-être, en réponse aux provocations incessantes, Estelle a décidé de ne rien préparer pour le diner de John. Ce dernier n’ayant rien trouvé à se mettre sous la dent est entré dans une colère noire et a commencé à injurier Estelle. Submergée par toute la douleur qu’elle a emmagasinée depuis un peu plus de 3 ans déjà, Estelle lui asséna une gifle. Il n’en fallut pas plus pour que John se rue sur elle tel Mike Tyson dans ses heures de gloire.

Les questions que je me pose et qui suscitent ce billet sont les suivantes :

Pourquoi se met-on en couple ?
Je pense que c’est pour partager et vivre un projet commun de vie. Si tel est le cas,

Pourquoi alors lever la main sur son/sa partenaire de vie ?
Je n’en ai aucune idée car je n’ai jamais eu recours à la violence dans toutes relations de cœur que j’ai vécu jusqu’à présent. Ce n’était pourtant pas les occasions qui ont fait défaut mais pour moi, ce serai comme porter la main sur ma mère et ça, mon éducation ne me permet même pas de l’imaginer.

Décider de vivre sous le même toit que son/sa partenaire implique des responsabilités partagées. Le devoir d’assistance doit être prioritaire. Si monsieur porte la main sur madame, qui assiste qui dans ce cas ? Le cas le plus récurrent de nos jours est celui des « petites amies » battues. Bien que ne partageant pas le même toit, monsieur juge qu’il a le droit de lever la main sur mademoiselle quand cela lui chante et le plus marrant, tenez-vous bien, mademoiselle estime que c’est sa façon à lui de prouver son amour ? Quel amour donc ? Celui des coups et blessures intentionnels ? Des séjours onéreux à l’hôpital ? A qui profite cet acte ?

Il est important de savoir pourquoi on aime l’autre et pourquoi on décide de faire sa vie avec lui. Ce n’est pas parce que Kodjo et Afi vivent ensemble ou se marient que je dois obligatoirement me demander « et moi ? ». La vie en couple et le mariage ne peuvent être comparables à des phénomènes de mode au risque d’augmenter les histoires semblables à celle de John et Estelle. On n’est pas ensemble pour paraître « branchés » ou plaire à X ou Y mais parce qu’on l’a décidé ainsi et qu’on a un projet partagé de vie commune.
Estelle s’en est sorti avec quelques bleus et John s’en est allé, ce matin, vaquer à ses occupations. Je suis vraiment triste pour la petite Annie qui a dû assister à pareille scène de la part de ses parents. Je me demande encore quel genre d’image elle a pu se forger de son père ce petit matin…

PS : Pour les demoiselles qui veulent être en couple et être à la mode, je signale que je suis célibataire avec un enfant et que je suis disponible immédiatement et disposé à travailler en équipe et sous pression partout où besoin sera. Si vous aimez la vie à la Chuck Norris Vs Rambo, eh bien, sachez que je m’adapte très aisément à mon environnement et qu’en matière de coups et blessures avec préméditation ou non, vous serez servies.

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Lettre à ma dulcinée

Credit : ekladata.com
Credit : ekladata.com

Très chère,

Je me suis (enfin) décidé ce matin à t’écrire ces mots pour une fois de plus te faire connaitre le fond de mes pensées. Pourquoi ne pas t’en parler de vive voix ? Tout simplement parce que je crains peut-être d’en arriver aux larmes.

Je me rappelle comme si c’était hier de nos débuts à l’université. Toi, adolescente et innocente ; moi, adolescent et plutôt coupable -de quoi ? Allez-y savoir-. Je me suis très vite senti attiré par toi mais j’ai préféré jouer la carte de l’indifférence pour éviter de gâcher cette belle amitié qui nous liait, car pour moi, mes amis sont ma famille. C’était sans compter sur Cupidon qui de sa flèche nous a tous les deux empoisonné.

Te souviens-tu de ces journées entières passées ensemble ? Ces moments où nous ne nous lassions jamais l’un de l’autre ? Ces moments de fous rires et de plaisirs intenses partagés ? Ces fins de journées qui devenaient dramatiques au moment de nous séparer ? Nous étions inséparables du matin au soir.

Notre synchronisation était parfaite ; peut-être un peu trop. Nous ne pouvions passer la moindre journée sans nous voir. Des jaloux, il y en avait à la pelle mais cela nous importait peu.

Nous sommes restés amoureux mais au fil du temps, chacun a voulu prendre de l’indépendance vis-à-vis de l’autre. Je le reconnais, cette situation, je l’ai très mal vécue et tu le sais car je ne parvenais pas à te comprendre. Cela m’a pris du temps pour m’y adapter mais le mal était-il déjà fait ? Je ne le saurais peut-être jamais. Par amour pour moi, tu as choisit d’abandonner certains projets qui comptaient beaucoup pour toi. J’en suis sincèrement désolé !

Nous avons fait notre chemin et avons obtenu nos diplômes.

J’ai alors pensé que les choses seraient différentes et que les violons s’accorderaient, hélas ! Tu trouvais que je devenais envahissant et que ton monde se résumait à moi. Il te fallait donc prendre des ailes. Des disputes, nous en avions connu mais je pense que les vraies ne sont apparues qu’à ces instants. Il nous est alors plusieurs fois arrivé de nous bouder mais l’un ou l’autre faisait le pas de la réconciliation et tendait la main à l’autre. Le plus souvent c’était toi qui faisais ce pas, je le reconnais mais reconnais aussi que je ne me faisais pas prier ! –qui est fou ? Ah l’amour quand tu me tiens…- Je sais que j’ai toujours été un peu capricieux avec toi mais à chacun ses caprices je pense. Nous avons essayé de faire des concessions chacun de notre côté et l’aventure s’est poursuivie.

Puis ce fameux mois d’août naquit un prince

Je n’avais jamais imaginé que si jeune, j’aurais ce plaisir, non, ce privilège d’être un jour appelé papa, Axel ou papa Axel selon les humeurs et les envies de ce petit être si beau, si malin (comme son père bien-sûr) et si innocent. Ce prince comme j’aime à le surnommer qui me rend le sourire et la joie de vivre, une fois qu’il tourne son magnifique regard vers moi et m’appelle tout en me souriant. Quelque soit mon humeur, mon aura en prend un sérieux coup et brille de mille feux.

Te souviens-tu de tes mois de grossesse ? Oui, je ne t’ai pas ménagée et je le sais. Tu me traitais même de paresseux car je passais des journées entières au lit alors que toi, malgré ton état, tu te levais tôt, pensais à préparer un petit-déjeuner pour moi, flemmard de mon état, avant de partir au boulot. Je ne te l’ai jamais dit mais durant toute ta grossesse, j’avais peur. J’étais pétrifié, tétanisé à l’idée de devenir père. La paternité implique des responsabilités que j’avais toujours pensé ne pas être prêt à assumer. Moi, jeune diplômé sans emploi, qui vit aux crochets de ses parents, j’allais devenir papa ! C’était cela le topo. Ce qui pourtant me motivait, c’était la détermination que je lisais dans tes yeux ; celle là qui semblait me dire « ne t’inquiète pas, ensemble nous soulèverons des montagnes ».

Au détour d’une énième dispute, je venais faire la paix sans jamais imaginer que pour toute réponse je n’aurais droit qu’à « tu ne m’as rien fait mais je pense qu’il est préférable pour tous de mettre fin à notre relation ».

Coup de massue ; je ne m’en suis pas relevé. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Je me suis remis maintes fois en question sans jamais trouver de réponse. Que me reprochais-tu ? De quoi m’étais-je rendu coupable ? J’avais pourtant changé et cela tu n’as jamais pu le remarquer. N’ayant aucune réponse et face à ton obstination de me larguer, j’ai commencé par t’ignorer, pire à te haïr. Je ressentais de la colère à chaque fois que j’étais en contact avec toi. Il m’a fallut énormément de temps pour me pardonner, te pardonner et m’y habituer mais, jusqu’au jour d’aujourd’hui, cette habitude n’est pas encore pour moi seconde nature car chassez le naturel, il revient au galop. T’aimer, j’en ai fait mon naturel.

C’est pourquoi j’ai décidé de tenter une nouvelle fois ma chance avec toi.

Lorsque je suis venu vers toi ce jour du 02 janvier 2015, je ne m’attendais pas à ce que tu m’accueilles les bras ouverts. L’orgueilleux, le présomptueux que je suis d’habitude a du se faire tout petit et enfiler son plus beau manteau d’humilité pour venir te voir.

L’amour, comme je me plais à le penser, se donne et se rend. Ce sentiment si noble, si pur qui unit les uns aux autres n’est pas égoïste. Je pense que, aimer quelqu’un c’est aussi vouloir son bonheur. Si tu estimes que le tien n’est pas avec moi, je ne puis te retenir contre ton gré ; je n’en ai ni la force, ni les moyens.

Je continue de me demander : « que s’est-il passé ? Qu’est-ce qui n’a pas marché ? À quel moment avons-nous péché ? »

Cette lettre, j’aurais pu l’intituler « le cri de mon âme » car c’est mon âme qui expose ses tourments à travers mes mots. Et ces mots ne suffiront jamais pour décrire tout ce que nous avons vécu ; tant cela était rythmé par la passion et rien qu’à y penser, aujourd’hui encore, je suis submergé d’émotions.

Cette lettre, tu la liras peut-être… Enfin, je l’espère ! J’aimerais alors que tu saches que je suis sincèrement désolé pour tout le tort que j’ai pu te causer et que je te pardonne tous tes errements. Je ne saurais te retenir à mes côtés si t’en aller est ta volonté.

« Va, je ne te hais point ! »*

Celui qui autrefois était pour toi source de rêve et d’espoir,

Axel

* Pierre Corneille, Le Cid

Lorsque le rêve devient réalité et que s’installe la magie…

Crédits : image.exionnaire.com
Crédits : image.exionnaire.com

Bien le bonjour, très chers ! J’espère que les fêtes de fin d’années s’annoncent mieux chez vous que chez moi -puisque moi la magie de Noël, il y a très longtemps que je l’ai perdue-. A quelques heures de la fête de Noël, je me devais d’écrire quelques lignes, d’offrir un cadeau et par la même occasion, de vous en offrir un. Mais quoi écrire ? Et pourquoi devrais-je le faire aujourd’hui et pas demain, ni hier ? Je n’en sais vraiment rien mais toujours est-il que j’ai passé pratiquement trois heures devant ma feuille blanche quand tout à coup, déclic !

Ca y est, maintenant je sais quoi faire. Une surprise, -oui, j’adore en faire et je ne peux m’en empêcher ; ceux qui me connaissent vraiment bien le savent-, adressée à une personne qui m’est très chère et qui représente beaucoup pour moi. Cette personne incarne l’esprit même de l’entreprenariat et, à mon humble avis, est un bel exemple à suivre.

Crédits : enviedecrire.com
Crédits : enviedecrire.com

Elle, oui elle, car il s’agit bien d’une « elle » ; une fille, non, plutôt femme, une sœur à moi. Elle donc, je l’ai véritablement connue au cours secondaire. J’étais plutôt, euh, comme qui dirait, turbulent à l’époque et elle avait l’habitude de trainer avec les garçons. N’allez pas croire qu’elle était du genre frivole ou volage ; elle ne l’a jamais été. Très vite, nous nous sommes liés d’amitié -surtout que je m’entendais bien avec Marco, son cousin-. En classe de terminale, la bande d’amis s’est un peu restreinte. Nous avions créé un clan « Los Doglos » -cherchez pas à en connaître le sens, un jour peut-être je vous expliquerai… enfin si vous êtes bien sages LOL- qui regroupait 4 personnes. Marco alias Marcopolo, Kelly alias Imotep, alias Satchmo ou Amet Ben Boom ; c’est selon, elle la fille de l’équipe alias la Doglotte et moi alias moi, Axel. Le groupe s’est agrandit d’un membre à l’université, un grand frère pour nous tous avec qui nous avons énormément appris -surtout moi, tout mon background en informatique, enfin la plus grande partie, je le dois à ses enseignements- et qui malheureusement nous a prématurément quitté en ce funeste jour du lundi 17 août 2009. Paix à ton âme Flo ! Cela fait 5 ans déjà que nous te pleurons. Ton décès, nous l’avons tous en travers de la gorge mais que pouvons nous y faire ? Les voies de Dieu sont impénétrables. Ensemble nous avons fait les 400 coups. La belle époque, celle de la RT-DOVE-A -eh oui, nous avions notre propre immatriculation pour le futur véhicule du groupe, encore une des œuvres de Flo mais, hélas !-.

Je disais donc que, elle est la fille de l’équipe -elle « est » parce que le groupe existe toujours et se retrouve quand il peut avec toujours le fou rire au rendez-vous-. Nous, les doglos, avons fait ensemble nos premiers pas dans le monde universitaire et nous nous sommes tous retrouvés en fac de droit. Moi j’ai par la suite pris la tangente suite à deux échecs consécutifs en première année mais eux n’ont pas baissé les bras. Aujourd’hui, Satchmo prépare son master en droit public fondamental après avoir décroché une maîtrise en droit public, Marcopolo est en passe de devenir avocat -ce qui sera, j’en suis convaincu, chose faite d’ici l’année prochaine ; accroche-toi bro, courage !-, elle est nantie d’un DESS (ou d’un master ; leur système académique était tellement compliqué que j’ai rien retenu de ses explications) en droit -toujours est-il qu’elle a son BAC+5- et moi, maître ès lettres en sociologie, sous réserve de soutenance -que je ne ferai probablement jamais, du moins pour ce qui concerne la sociologie ; raisons hautement personnelles et confidentielles, limite secret défense MDR-, je prépare un master en administration et gestion de l’entreprise avec une spécialisation en gestion des ressources humaines. Tu vois Flo, t’as de quoi être fier de nous !

Elle, puisque ce billet lui est principalement dédié, a troqué ses codes civils et OHADA, ses ouvrages de Charles Debbasch, de Pierre Pactet et Ferdinand Melin Soucramanien contre un crayon et une feuille de papier blanche.

Depuis que je la connais, elle est, comme toutes les filles et femmes, attirée par la mode. Sa particularité à elle, c’est qu’elle a le béguin quand le matériau utilisé est le pagne. Déjà, elle confectionnait de petits gadgets avec pour son usage personnel et cela lui allait -et lui va toujours d’ailleurs- très bien. Elle a toujours su parfaitement allier tradition et modernité, pagnes et tissus… Qu’est-ce qui l’a inspirée ? Qui est-ce qui l’a inspirée ? Je ne saurais le dire puisque je n’en sais rien. Toujours est-il que je pense que sa mère n’y est pas étrangère -coucou à toi maman, nous t’aimons ! bisous-.

Credits : ADJOASIKA
Credits : ADJOASIKA

Elle donc, a choisit de vivre son rêve plutôt que de rêver sa vie. Elle s’y est accroché, a persévéré et surtout n’a jamais baissé les bras -ouais, doglos #NeverGiveUp-. Aujourd’hui, j’imagine ce qu’elle ressent et je le partage à cœur joie avec elle : de la joie mais surtout de la fierté -nous sommes tous fiers de toi-. Comment ne pas l’être lorsque l’on assiste à la naissance de son rêve, lorsque ce rêve prend vie ? Qui plus est un rêve d’adolescente !

Credits : ADJOASIKA
Credits : ADJOASIKA

Elle, c’est Lénina alias Nina, la créatrice de la marque « Adjoasika ».

Une amie, mieux, une sœur. Elle a su vivre son rêve, faisant ainsi du restant de sa vie, une vie de rêve ; peu importent les difficultés qu’elle rencontrera, elle saura s’en sortir -l’Université de Lomé nous a fait voir de toutes les couleurs alors…-. Quoi de plus magique à partager avec vous en ces moments où s’installe la magie de Noël ? Moments magiques, moments de partage…

Credits : ADJOASIKA
Credits : ADJOASIKA

Si j’ai choisit de parler de ce que fait Adjoasika dans ce billet, c’est d’abord pour ce qu’il représente pour moi, pour vous, pour nous tous, l’espoir. Tous, nous avons nourri des rêves mais pour la plupart nous les avons abandonnés sans même nous donner une chance de le(s)réaliser ; à tort ou à raison, chacun y va de son opinion. Cette lueur d’espoir qui pourtant animait notre désir de vivre notre rêve s’est tout simplement éteinte.

Ensuite, c’est un bel exemple d’amitié qui dure depuis 12 ans déjà que je partage ainsi avec vous -je vous aime mes amis et je vous souhaite, non je nous souhaite beaucoup de bonheur et rien que le meilleur pour nous. Surtout ne jamais baisser les bras-.

Aussi, par rapport à mon billet précédent, c’est là un exemple de leadership professionnel féminin qui sait que seul le travail paie -Nina vraiment chapeau à toi !-. Mais surtout, en cette période de fête, période où vous cherchez quoi offrir à votre compagne, votre compagnon, votre prochain ou même, à vous-même, pourquoi ne pas opter pour les produits Adjoasika ? D’abord vous faîtes une bonne affaire puisque les prix sont plutôt abordables mais surtout, vous faîtes plaisir à vos proches et vous en cette période de fin d’année et, vous encouragez une initiative locale. Alors oui, pourquoi pas très chers ?

Noël ! Moment magique, moment de joie, je vous invite à donner de la joie, à partager votre joie, à vous unir de joie avec Adjoasika.

Si pour le moment, vous ne ressentez pas l’envie de vous mettre aux couleurs de Adjoasika, au moins découvrez, partagez et faites découvrir, aimez et faites aimer Adjoasika*.

Vents favorables à ADJOASIKA et à toi Nina !

Adjoasika, plus qu’un concept, une initiative, un rêve qui prend vie.

Joyeux Noël et bonne année 2015 à tous !

* https://www.facebook.com/Adjoanina

Le leadership professionnel féminin a un frein masculin !

Vu sur le web
Vu sur le web

Il parait qu’au Togo, nombreuses sont les femmes compétentes qui n’accèdent pas toujours aux postes auxquels elles peuvent naturellement prétendre de par leur potentiel. Alors pour remédier à cela, le ministère de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation lance le « programme national de promotion et de développement du leadership professionnel des femmes togolaises ». Ce programme a été lancé à l’occasion d’un forum de trois jours qui s’est ouvert le lundi 08 décembre de cette année à Lomé. Il a sans doute permis – enfin, je l’espère puisque ce sont les objectifs de ce forum… – de souligner l’importance du leadership féminin pour la promotion de l’équité et l’égalité genre.

Une question me taraude…

Qui au juste empêche nos sœurs, nos mères, nos filles de faire montre de leur leadership ?

De ce que moi j’ai retenu de la journée d’ouverture des travaux – je vous vois d’ici, écarquiller vos yeux et vous demander : « mais il raconte quoi ce mec ? ». Bah oui, bien sûr que j’y étais. Vous croyez quoi ? Que je suis n’importe qui ? Détrompez-vous -. Je disais donc que d’après ce que j’ai pu entendre et retenir des allocutions d’ouverture et des travaux de ce forum, il ressort que – coup de théâtre, je vous rends impatients n’est-ce pas ? Un peu de suspens à la sauce hollywoodienne… – ; il ressort donc que ce sont – sans pour autant nous nommer – nous, les hommes qui empêchons les femmes de s’épanouir leadershipement parlant – là je révolutionne la grammaire en introduisant un mot nouveau, trop fort -.

Voilà donc ce qui se dit de nous et, avec tout le respect que je vous dois, à vous nos sœurs, nos mères, nos femmes, nos filles, je me vois dans l’obligation de totalement penser le contraire.

Ce n’est pas que je suis contre votre affaire de leadership hein ; mais penser que nous, vos frères, vos pères, vos maris, vos fils, nous vous empêchons de quelque manière que ce soit d’accéder à des postes où vous pourrez vous épanouir ; là, je dis N O N.

Pourquoi ?

C’est tout simple. Lorsqu’une femme se présente à un entretien d’embauche, le recruteur (homme) cherche à savoir si elle est compétente pour le poste ou pas, n’est-ce pas ? Balivernes ! Il cherche d’abord à savoir s’il pourra ou non la « consommer ». Je ne dis pas que tous font pareil hein mais je dis que l’idée ne leur est pas étrangère. S’il peut la consommer, bah elle a le taf et les promotions qui vont avec. Sinon il l’engage tente sa chance par la suite. Lorsqu’il ne parvient pas à ses fins, bah il ne s’en débarrasse pas mais il la laisse là, dans son coin. Vous pensez que celle là qui se retrouve « par accident » – selon le processus décrit plus haut – à un poste de responsabilité a réellement toutes les compétences requises pour ? Pour prétendre faire preuve de leadership ? De quel leadership parlez-vous ?

Comprenons-nous bien très chères lectrices, je ne remets pas en cause vos compétences mais j’expose un certain nombre de faits.

C’est aussi vrai qu’il y a des hommes qui pensent que pour faire évoluer une entreprise, recruter une femme est contre-productif et pas aussi rentable qu’un mec. C’est un discours qu’a tenu avec moi le DG d’une grande compagnie d’assurance installée au Togo – je vous l’avais dit, mon carnet d’adresse est très bien fourni -. D’après lui, les femmes ne se sentent pas suffisamment impliquées par la réussite de l’entreprise. Moindre chose, il faut la laisser partir car elle est au foyer conjugal et doit s’en occuper ou alors elle doit bénéficier des congés de maternité, grossesse oblige ; ou encore elle est malade et doit bénéficier d’un arrêt maladie, conformément aux prescriptions médicales. Le hic avec ce monsieur très respectable et très respecté est que la plupart des employés de sa compagnie sont… attendez, je vous le donne en mille… ce sont… des F E M M E S. Eh oui ! Le soir, à sa sortie du boulot, j’ai toujours pris un malin plaisir à le regarder avec… sa « nouvelle conquête du jour » comme je me plais à les nommer. Et Dieu sait combien peuvent aujourd’hui se vanter d’avoir un boulot ou une promotion grâce à ces méthodes peu orthodoxes.

Vous convenez donc avec moi que l’écart entre le discours des hommes, par rapport à l’emploi même des femmes, et les faits est abyssal ! Les femmes sont sujettes au harcèlement sur leurs lieux de travail certes, mais cela à lui seul suffit-il pour dire que les hommes sont un frein pour leur évolution professionnelle ? Puisque de toute façon, dans affaire de femme là, si elle plait à l’homme, il la recrute d’abord sans trop se poser de question. Vous imaginez s’il pouvait en être de même pour nous les hommes ? En tout cas, moi je ne crierai jamais au harcèlement… sauf si… ma supérieure hiérarchique est moche… et encore… – suivez mon regard -.

J’ai toujours pris un malin plaisir à me moquer de vous chères femmes en disant que même dans vos histoires d’émancipation et de promotion de la femme là, vous n’avez même pas assez de cran pour prendre les devants et que ce sont les hommes qui se sont battus pour vous. Pourquoi alors penser que les hommes sont contre affaire de leadership professionnel des femmes ?

Les femmes en revanche constituent à mon avis un frein à l’expression de leur propre leadership

Avez-vous déjà été en face d’une dame ou d’une demoiselle qui a la charge de recevoir et de transmettre à qui de droit votre dossier de demande d’emploi ou de s’entretenir avec vous pour une éventuelle embauche ? Comment cela s’est passé ? Je suppose qu’avec une demoiselle ça va mais avec une dame, c’est plutôt le pied ! Et vous vous êtes sans doute demandé pourquoi elle a agit ou réagit ainsi par rapport à vous… C’est pourtant simple ! Vous vous aventurez sur son terrain de chasse et comme tout félin qui se sent menacé elle protège son territoire. Mais oui, elle se sent dès le départ en compétition avec vous. Elle pense que vous êtes là pour la remplacer. Ne cherchez pas à savoir si vous avez les mêmes compétences qu’elles ou même vous demander pourquoi elle pense ainsi ; parce qu’elle sait que toutes les femmes ont « ces compétences » là qu’elle met en valeur. Demandez-vous plutôt auprès de qui elle pense que vous pouvez la remplacer. Cherchez juste à savoir comment elle s’est démenée pour arriver à ce poste et quelles sont ses affinités avec les « boss » de sa structure. Je vous assure que vous ferez des découvertes très étonnantes.

Déjà le nombre de femmes qui peuvent étaler un CV aussi  long et riche que le mât d’un drapeau togolais dans toute sa splendeur – ne me demandez surtout pas comment le drapeau togolais peut être riche hein ! – ne court pas les rues ; mais de là à être un frein pour elles même, il y a là un véritable problème. Le thème aurait plutôt porté sur « l’union et la solidarité féminines pour une promotion du leadership professionnel féminin » et qu’on aurait fait comprendre aux femmes qu’elles constituent un frein pour leur propre affirmation que j’aurais tiré mon chapeau à cette initiative mais hélas…

Et ceci n’est que mon avis.

J’accuse*

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Comme vous le savez, le vendredi passé, le Combat pour l’Alternance Politique en 2015 (CAP 2015) était en lice avec l’Union pour la République (UNIR) pour les éliminatoires de la zone Lomé-commune, comptant pour le marathon politique national. C’était à qui pouvait le plus drainer de foule mais hormis cela, il était question du côté du CAP 2015 d’obtenir des réformes constitutionnelles et institutionnelles, et du côté de l’UNIR de montrer son soutien au Chef de l’Etat togolais et au respect qu’il voue à la Constitution togolaise qui, selon l’UNIR, ne doit pas être révisée en cette période où les futures élections présidentielles sont déjà à nos portes. La suite nous la connaissons ; les uns sont repartis comme ils sont venus et les autres ont eu des athlètes qui se sont blessés et qui finalement se sont retrouvés à l’hôpital – prompt rétablissement à eux -.

La question que je me pose…

Qui d’entre nous n’avait pas envisagé un scénario pareil pour cette journée du 21 novembre 2014 ? J’ai sillonné le boulevard du 13 Janvier au cours de cette matinée, aux environs de 09 heures, et à voir les stores des magasins baissés pour la plupart, je ne peux que penser que tout le monde savait qu’il y avait de fortes chances que cette journée finisse mal.

Que s’est-il passé ?

Il parait, oui il parait, car moi personnellement je n’en sais rien sinon ce que j’ai appris grâce aux médias. Il parait donc que le point de dissension est relatif au point de chute du marathon du CAP 2015. Ne me posez pas la question car je ne saurai vous dire quel était l’itinéraire prévu par le CAP 2015 et quel est celui « imposé » par le ministère de la sécurité. Toujours est-il que c’est ce « point de chute » qui était à la base de cette triste fin pour une journée qui était pourtant bien ensoleillée.

Mes coups de gueule…

Tout se serait bien passé le vendredi dernier si vous, membres du CAP 2015, n’aviez pas comme d’habitude entamé le bras de fer avec les forces de l’ordre mais, aviez respecté l’itinéraire à vous imposé. Ce sont les militants qui ont défié les forces de l’ordre direz-vous, mais cela engage également votre responsabilité à mes yeux.

Chers lecteurs, taxez-moi de partisan d’UNIR si ça vous chante, cela me prouvera au moins que vous avez pris la peine de me lire et je ne peux que m’en réjouir.

La popularité ne s’achète pas, ne se démontre pas ; elle se manifeste toute seule comme ça, d’un seul coup. Je lui confère même une certaine légitimité. Pour montrer son soutien au Chef de l’Etat, il n’y a nul besoin pour vous, membres d’UNIR, de faire des navettes à travers les coins reculés pour transporter vos partisans vers le point de ralliement de la marche, ni leur donner des « perdiems » –ah oui hein, les gars étaient en mission de soutien-. De grâce, laissez-les, un de ces quatre, se débrouiller pour venir montrer leur soutien et là nous jugerons du degré de popularité de votre parti. Et puis ce n’était même pas nécessaire de faire cette marche là la fois passée ; cela ne m’est apparu que comme pure provocation mais passons, tout citoyen a le droit de manifester et ce dans le respect de l’ordre public et de ceux qui ne manifestent pas.

Ce que je pense…

Si les marches devaient ou non changer quelque chose au Togo, je pense que nous n’en serions plus là aujourd’hui. J’en suis tellement convaincu que je ne m’intéresse plus à vous chers leaders politiques ; je cherche mon pain -oui mon pain, celui là qui ne s’obtient ni par une quelconque réforme constitutionnelle ou institutionnelle, ni par une quelconque propension à soutenir l’état actuel de notre constitution mais à la sueur du front- ; mon pain donc qui, bien que n’ayant aucune influence su l’avenir de notre nation, a au moins le mérite d’améliorer mes conditions d’existence et c’est de ça dont j’ai besoin actuellement : VIVRE DECEMMENT. Pour cela, je ne vais donc pas abandonner mes petits business pour vous suivre dans les rues et ce ne sont ni Jacques-Alexandre, ni Ghislain, ni même Kelly qui me contrediront.

Le principal travail est celui de l’EDUCATION de la population. Oui, la population togolaise n’est pas éduquée par rapport à la question politique, pire elle ignore totalement les enjeux du « jeu » politique. Mais je ne la blâme pas cette population, car c’est à vous leaders, quelque soit votre bord de sensibilité politique, de l’éduquer ; vous le savez bien mais feignez de l’ignorer. Et je vous comprends car population éduquée =  faible taux de participation au rendez-vous autrefois hebdomadaire de l’opposition togolaise. Le danger à vouloir être trop populaire est que finalement on se retrouve avec tout le monde et personne. J’espère pour vous que vous êtes au moins certains d’obtenir les voix de 45 % de tout ce beau monde là qui vous suit ; encore faudrait-il que le moment arrivé ils aient leur carte d’électeur et ça c’est une autre paire de manche.

Nous sommes à la veille des prochaines élections présidentielles et pourtant à mes yeux, vous passez encore et toujours à côté de l’essentiel : vous n’êtes point rassembleurs –clin d’œil à toi Marco, tu avais raison-. Ce qui nous unit, fils et filles du Togo, j’en suis sur dépasse de très loin ce qui nous divise, la fierté d’être issus de ce petit pays qu’est le nôtre, le Togo, la Terre de nos aïeux. Les discours ayant trait à la réclamation de la justice, pour des actes posés par telle ou telle personne, font appel à la haine et à la violence ; et franchement ça, nous n’en avons pas besoin. Cela ne fait en outre que conforter les autres dans leur logique de conservation du pouvoir et le bout du tunnel togolais ne fait que s’allonger encore plus.

J’ai dit !

*Titre inspiré de l’article d’Emile Zola publié dans l’Aurore le 13 janvier 1898