Je suis en couple, je me marie… Et toi?

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Bonjour chères lectrices ! Salam chers lecteurs ! Cela fait un mois que j’ai publié mon dernier billet, un mois que j’ai cessé de vous adresser la parole, un mois que vous n’avez plus eu de nouvelles de moi… Je vais pourtant bien et j’espère qu’il en est de même pour vous. Je n’ai même pas eu la politesse de vous adresser mes vœux la dernière fois. Soit ! Bonne et heureuse année 2015 à vous. Que cette année nous soit plus favorable que la précédente. Santé et prospérité sont les vœux qui me sont chers et que pour NOUS je formule.

Hier, jeudi 26 février, je n’ai pas trouvé le sommeil durant toute la nuit. Et alors ? Et alors rien. Je réfléchis par rapport à tellement de choses à la fois ces derniers temps que je dors peu la nuit. Alors hier, je me demandais comment j’en étais arrivé là, à ce point où je suis ; ce point où je me sens de plus en plus seul, où je ressens la nécessité de raconter mes problèmes à quelqu’un.

Mon principal soucis ces derniers temps est d’ordre financier. Figurez-vous que déductions faites des mensualités de paiement de mes dettes antérieures contractées, déductions faites donc de mon salaire du mois de février, je me retrouve avec 0 (zéro pour ceux qui seraient tenté de voir là une lettre de l’alphabet) FRANCS CFA !!! Et pourtant, le mois de mars n’a même pas encore annoncé ses couleurs… Ah oui, je pense que je ne vous avais pas encore parlé de mon changement de statut socioprofessionnel. L’étudiant que je suis a (enfin) décroché un boulot « plutôt » stable et bien rémunéré. Quand on sait que le SMIG au Togo est de 35000 francs CFA et que mon salaire est largement au-dessus ; pour preuve, il me permet de prendre soin de mon prince, de venir en aide à mes parents et amis si possible et, de payer moi-même mes frais d’étude de Master. Il n’y a pas de quoi se plaindre n’est-ce pas ? Et pourtant !

J’en étais là, perdu dans mes pensées, Morphée m’ayant fuit, le marchand de sable étant probablement passé bien avant que je ne sois disposé à faire un tour au royaume des songes quand tout à coup, j’entends du bruit provenant de la maison voisine. C’était une dispute qui venait ainsi d’éclater et qui n’a favorisé que mon nouveau job de veilleur de nuit en herbe improvisé. S’ensuit une bagarre entre des concubins que jusqu’à ce matin j’enviais.

John et Estelle, des concubins, ont aménagé dans le quartier depuis 4 ans. John est agent de sécurité et Estelle, revendeuse. C’était le couple idéal. Sans histoire, ils s’entendaient bien avec tout le monde. Estelle, enceinte avant leur arrivée, a accouché 4 mois plus tard d’une fille.

D’après ce que j’ai pu comprendre, c’est peu après la naissance de la petite Annie que monsieur a commencé à en faire voir de toutes les couleurs à mademoiselle. Monsieur ne donnait plus l’argent de la popote. Pas le moindre sou pour les besoins de mademoiselle ou ceux de la petite Annie. John avait tout simplement commencé à fréquenter des gens peu recommandables et croyez-moi, dans mon quartier, ce n’est pas ce qui manque. Il avait semble-t-il commencé à lorgner des « minettes » qu’il jugeait plus fraîches que celle qui lui avait donné un enfant, leur enfant. Abandonnée à son sort, Estelle n’a cependant jamais laissé transparaître un quelconque abandon de « son » John. Elle se battait seule pour subvenir aux besoins du ménage sans jamais réclamer ; du moins au vu et au su de tous. Le hic, c’est qu’elle avait fermé les frontières de son entrejambe à monsieur ; peut-être par peur des MST, compte tenu de la nouvelle vie de monsieur. Ce dernier vivait très mal la situation.

La situation serait passée inaperçue si John n’avait pas commencé à raconter à qui le voulait que Estelle était une … pute et que même en ce qui concerne leur enfant, il émettait désormais des doutes quant à sa paternité. Pour se venger peut-être, en réponse aux provocations incessantes, Estelle a décidé de ne rien préparer pour le diner de John. Ce dernier n’ayant rien trouvé à se mettre sous la dent est entré dans une colère noire et a commencé à injurier Estelle. Submergée par toute la douleur qu’elle a emmagasinée depuis un peu plus de 3 ans déjà, Estelle lui asséna une gifle. Il n’en fallut pas plus pour que John se rue sur elle tel Mike Tyson dans ses heures de gloire.

Les questions que je me pose et qui suscitent ce billet sont les suivantes :

Pourquoi se met-on en couple ?
Je pense que c’est pour partager et vivre un projet commun de vie. Si tel est le cas,

Pourquoi alors lever la main sur son/sa partenaire de vie ?
Je n’en ai aucune idée car je n’ai jamais eu recours à la violence dans toutes relations de cœur que j’ai vécu jusqu’à présent. Ce n’était pourtant pas les occasions qui ont fait défaut mais pour moi, ce serai comme porter la main sur ma mère et ça, mon éducation ne me permet même pas de l’imaginer.

Décider de vivre sous le même toit que son/sa partenaire implique des responsabilités partagées. Le devoir d’assistance doit être prioritaire. Si monsieur porte la main sur madame, qui assiste qui dans ce cas ? Le cas le plus récurrent de nos jours est celui des « petites amies » battues. Bien que ne partageant pas le même toit, monsieur juge qu’il a le droit de lever la main sur mademoiselle quand cela lui chante et le plus marrant, tenez-vous bien, mademoiselle estime que c’est sa façon à lui de prouver son amour ? Quel amour donc ? Celui des coups et blessures intentionnels ? Des séjours onéreux à l’hôpital ? A qui profite cet acte ?

Il est important de savoir pourquoi on aime l’autre et pourquoi on décide de faire sa vie avec lui. Ce n’est pas parce que Kodjo et Afi vivent ensemble ou se marient que je dois obligatoirement me demander « et moi ? ». La vie en couple et le mariage ne peuvent être comparables à des phénomènes de mode au risque d’augmenter les histoires semblables à celle de John et Estelle. On n’est pas ensemble pour paraître « branchés » ou plaire à X ou Y mais parce qu’on l’a décidé ainsi et qu’on a un projet partagé de vie commune.
Estelle s’en est sorti avec quelques bleus et John s’en est allé, ce matin, vaquer à ses occupations. Je suis vraiment triste pour la petite Annie qui a dû assister à pareille scène de la part de ses parents. Je me demande encore quel genre d’image elle a pu se forger de son père ce petit matin…

PS : Pour les demoiselles qui veulent être en couple et être à la mode, je signale que je suis célibataire avec un enfant et que je suis disponible immédiatement et disposé à travailler en équipe et sous pression partout où besoin sera. Si vous aimez la vie à la Chuck Norris Vs Rambo, eh bien, sachez que je m’adapte très aisément à mon environnement et qu’en matière de coups et blessures avec préméditation ou non, vous serez servies.

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