Prudence est mère de sûreté

prudence-logo-A233DA178E-seeklogo.com

Que la paix soit sur vous mes frères ! Vous avez été nombreux à m’encourager suite à mon précédent article et je vous en remercie. Aujourd’hui, je vous invite à encore penser comme moi – Jah, je vais encore influencer vos pensées et vous forcer à voir les choses comme moi ; je m’étonne parfois quoi ! – par rapport à un thème aussi important que celui de la prudence.

L’histoire que voici m’a inspiré ce billet…

02 mai 2012 ; comme tout sans emploi qui se respecte, je me suis levé très tôt, je me suis acquitté de mes tâches quotidiennes, j’ai mis au propre ma moto et hop j’ai filé prendre ma douche. Je me suis mis sur mon trente et un ce jour là car, après deux années d’expertise dans le domaine du chômage, j’avais enfin décroché mon premier stage dans un des plus prestigieux cabinets de conseil juridique et fiscal de la place – ah oui ! que croyez-vous ? je suis un grand quelqu’un. Mais ne vous méprenez pas car je n’ai nullement de culture juridique ou fiscale ; un bref passage parmi les échoués de la Faculté de Droit de l’Université de Lomé sans plus. Je suis sociologue de formation – du moins pour le moment – et pour le sans-emploi que j’étais, peu importait la structure, l’essentiel est d’acquérir de l’expérience et surtout de gagner des sous – ah oui qui est fou ? -. Bref, je me suis préparé comme si j’avais décroché un poste de cadre au sein de Ecobank Transnational Inc. (ETI). Excusez-moi chers lecteurs mais je vais vous laisser sur votre faim car là n’est pas le sujet de ce billet. Je vous raconterai une prochaine fois… enfin peut-être ! L’événement qui s’est produit et qui m’a inspiré ce billet s’est produit précisément le 13 août 2012. Cette date est restée à jamais gravée dans ma mémoire puisque quinze jours plus tard naquit mon prince et une année plus tard, jour pour jour, deux de mes ainés se sont unis devant les hommes – clin d’œil à vous ! 😉 -. Le 13 août 2012 donc, aux alentours de 14h15, en me rendant à mon lieu de stage, j’ai échappé à deux accidents consécutifs mais, jamais deux sans trois, le troisième fit mouche. Coïncidence direz-vous ? Seul Dieu sait. En effet, aux feux tricolores situés à la jonction Attikoumé – pour ceux qui connaissent bien la ville de Lomé -, j’attendais tranquillement sur ma moto que le feu passe au vert pou que je puisse tracer, lorsque tout à coup, un camion de sable, dont les freins avaient visiblement lâché, fonçait droit sur moi. De justesse, j’ai démarré la moto en trombe, comme un voleur, sans chercher à savoir si le feu était vert ou pas. Quelques secondes plus tard, juste au niveau du commissariat communément appelé Donou, voilà un conducteur de taxi moto – les zémidjan comme on les appelle – qui me fait une queue de poisson, grosse comme ça – arrêt sur image, là je me marre vraiment parce que je vous imagine en train de représenter mentalement la scène et de penser aux mouvements de la queue d’un véritable poisson LOL -. J’ai klaxonné sans retenue et je suis juste parti après l’avoir dépassé.

Puis vint le drame…

Arrivé devant le logis du Chef canton de Djidjolé, non loin de la pâtisserie BOMACO – si je ne me trompe pas bien sûr -, voilà un frère musulman, abattu par le carême – eh Dieu, tu sais que j’ai rien contre musulman hein ; d’ailleurs celle qui a donné naissance à mon prince est musulmane mais à cause de toi, pendant carême là, musulman n’a qu’à boire au moins l’eau pour avoir un peu de forces pour ne pas créer problèmes à des honnêtes citoyens comme moi ! Ah ! – qui traverse juste devant moi sans au préalable avoir respecté les consignes de la prévention routière qui nous ont été inculquées au cours primaire – j’espère que vous connaissez cette consigne primordial à respecter avant de traverser hein ! que ceux qui la connaissent la mette dans les commentaires. Haha  contrôle de connaissances en cours… LOL -. Dieu sait que j’ai usé de tous les stratagèmes dont un pilote confirmé comme moi avait le secret – que croyez-vous ? la moto pour moi est une passion depuis ma plus tendre enfance – mais… ce qui devait arriver arriva… J’heurtai ce jeune homme, qui avait largement dépassé la vingtaine, de plein fouet. Le choc me projeta de la moto et ce fut une chance pour moi sinon j’aurais probablement eu une jambe brisée. Le casque que je portais alors a protégé mon visage du choc ; la visière ayant amorti tout le choc. Bref, mon confrère accidenté gisait là, inerte, au sol. Etait-il toujours en vie ? Respirait-il toujours ? Je n’en savais rien. Toujours est-il qu’en me relevant et le voyant au sol, j’ai paniqué et Dieu sait combien d’idées me sont passées par la tête. Cependant pour une raison inconnue, je n’avais nullement ressenti le besoin de fuir ; au contraire, j’ai pris les devants de la situation, quoique toujours un peu sonné par l’accident et, j’ai appelé les pompiers. Je leur ai exactement décrit la situation qui s’est produite ainsi que le lieu exact de l’accident – Dieu bénisse le corps des sapeurs pompiers car malgré le peu de matériel dont ils disposent, ils font un travail vraiment remarquable -. Cinq minutes plus tard, les voilà qui arrivent et qui tentent de se frayer un chemin à travers la foule de badauds qui s’était formée – comme d’habitude – et, dès la mise en place des sapeurs pompiers à commencé à faire de faux témoignages. Ce qu’ils ignoraient, c’est que c’était moi-même qui avais appelé les pompiers et bien qu’étant en état de choc, j’avais déjà résumé la situation aux pompiers par téléphone. Je me suis donc présenté à eux puis ils m’ont fait monter dans leur véhicule juste à côté de l’autre accidenté, toujours inconscient ; et Pascal, plus qu’un ami, un frère, le parrain de mon prince, s’est chargé des formalités pour la moto puisque je l’avais entre temps appelé lui, ainsi que mon père et ma mère. Dix minutes plus tard, nous étions arrivés au service des urgences du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Sylvanus Olympio – Jah ! c’est pas pour dénigrer hein ! mais CHU là, même si Dieu avait pas programmé ta mort, tu risques de mourir quoi ! cependant clin d’œil à ces praticiens de la santé qui se battent avec les moyens dérisoires de bord et sauvent des vies -. Quelle ne fut ma surprise quand je me suis aperçu que mes parents avaient tous les deux abandonné leur boulot pour venir à mon chevet et que Pascal aussi avait quitté le boulot – nous étions alors tous les deux ensemble en stage au sein de la même structure et dans le même département, celui juridique et fiscal – et était également présent avec Honoré, le responsable juridique et fiscal de la boîte qui m’a accueillit pour mon stage – ça c’est la solidarité Africaine qui fait tant la fierté de nous Africains -. Les pompiers nous ont fait descendre et ont donné des consignes aux infirmiers qui étaient de garde – je tiens à souligner que contrairement aux idées préconçues, les pompiers ne nous ont pas réclamé un seul franc. Ils sont partis comme ils sont venus à la différence que les sirènes et le gyrophare étaient éteints – et nous ont signifié que chacun de nous, accidentés, devait s’acquitter de sa facture.

Plus de peur que de mal…

Dieu merci, tout s’est bien passé, le jeune s’en est sorti sans égratignures et moi j’ai gardé un plâtre au poignet droit pendant onze jours.

Ce qui m’est resté en mémoire

L’inattention du jeune frère musulman qui m’a entraîné dans cette mésaventure qui s’est malheureusement bien terminée ; L’inaction des badauds plus préoccupés à faire un pseudo constat et à diffuser de faux témoignages qu’à alerter les services compétents ; La promptitude de mes parents et amis à me venir en aide dans cette rude épreuve que j’ai traversé – la facture pour nous deux a été entièrement prise en charge par mes parents et je leur en suis très reconnaissant – ; Et surtout mon manque de prudence qui m’aurait évité tout cela. Il est certes vrai que je roulais plutôt prudemment – 60 km/h environs, la vitesse limite dans les agglomérations et villes, si j’ai bonne mémoire de mes leçons sur le code de la route – quand on sait que je roulais avec un bolide qui fait facilement du 0 – 100 km/h en maximum quinze secondes, mais j’aurais pu quand même être beaucoup plus prudent et c’est ce que je vous exhorte à faire en cette période de fin d’années 2014. Soyons prudents, modérés et surtout ne conduisons pas sous l’effet de la fatigue et de l’alcool si nous voulons suivre les conseils de elaneauquotidien[1] dans son article « Do it » – 😉 – ! N’oublions pas notre casque si nous sommes à moto et notre ceinture de sécurité si nous sommes en voiture ! Ainsi soit-il !

[1] elaneauquotidien.wordpress.com

Publicités

2 commentaires sur “Prudence est mère de sûreté

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s